ReconversionLe premier jour du reste de leur vie – Ligue Butagaz Énergie

27 juin 20220
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Il est un moment dans la carrière de sportif(ve)s professionnel(le)s, plus ou moins anticipé, plus ou moins redouté, subi ou préparé : ce moment qui scelle une carrière riche en émotions, victoires, rencontres, défaites, réalisations professionnelles. Il peut arriver à 23, 24, 30 ou 35 ans mais quel que soit l’âge de nos protagonistes, il ouvre bel et bien la voie… au premier jour du reste de leur vie.

Pour ce premier volet du « Premier jour du reste de leur vie », nous avons passé en revue les arrêts de carrière de joueuses de Ligue Butagaz Énergie : Mabana-Ma Fofana, Amandine Lagattu, Sophia Fehri, Laurie Carretero, Amandine Tissier, Cindy Champion, Mégane Ribeiro, Rebecca Bossavy et Chloé Bulleux. 

Mabana-Ma Fofana, 24 ans, Paris 92:

“J’arrivais en fin de contrat avec Paris. Ça coïncidait également avec la fin de mes études, puisque je termine mon master en psychomotricité. Je me suis posée la question de savoir si je voulais continuer ailleurs le handball, mais j’avais envie d’exercer le métier. Je ne me sentais plus forcément épanouie, j’avais perdu la notion de plaisir sur le terrain. Et j’ai trouvé du travail : j’exerce en tant que psychomotricienne dans deux cabinets en tant que libéral. Un sur Chaville et un à Voisins-le-Bretonneux. Je suis avec des personnes en situation de handicap, avec des enfants qui ont des difficultés dans les apprentissages ou des troubles qui peuvent entraver leur motricité. Je me sens très épanouie deuis que j’ai commencé. Les planètes se sont alignées pour que je puisse trouver ces deux contrats. Donc pour l’instant je n’ai aucun regret ! » 

Amandine Lagattu, 23 ans, Brest Bretagne Handball :

“Ça faisait un petit moment que je me posais pleins de questions, je prenais moins de plaisir à faire du handball. Je pense que c’est normal d’avoir des remises en question. Mais quand ta passion devient une contrainte, c’est mauvais signe. L’an dernier, année de mon premier contrat professionnel, je n’ai pas eu beaucoup de temps jeu et ça a été un peu frustrant. On s’entraine dur pour jouer et je m’étais convaincue que cette année, l’envie et la motivation allaient revenir. Ce n’a pas été le cas. Donc j’ai décidé de mettre fin à ma petite carrière. J’avais validé un BTS Banque mais je ne voulais continuer dans ce milieu. Je reprends donc une formation dans l’immobilier, un bachelor en alternance : j’ai trouvé une agence immobilière pour commencer mon alternance. En parallèle, Je vais continuer le handball dans un petit club en amatrice en N2. Mon objectif est de reprendre du plaisir sur les terrains !”

Sophia Fehri, 26 ans, Chambray Tourraine Handball 

“La saison dernière, c’était ma première saison où je ne faisais que du handball sans études ni travail. Au début j’ai trouvé ça super car j’ai pu vraiment me reposer, me concentrer sur ma performance. Et je pense que ça a porté ses fruits puisque j’ai fait une belle saison. Mais à un moment j’ai senti que je m’ennuyais, je n’étais pas assez stimulée. Il me manquait quelque chose. Après un match et un déplacement pourtant parfait à Viborg, j’ai compris que ce que j’aimais c’était le handball avec mes amies mais plus toutes les contraintes qu’il y avait autour du handball professionnel. Et j’ai su que ça allait être ma dernière saison.

Mes projets pour la suite ? Nous sommes en train d’emménager avec mon copain en région parisienne. Je suis en train de chercher un boulot. J’ai un Master de Marketing et je suis intéressée par beaucoup de choses surtout le marketing, le développement stratégique et tout ce qui touche à l’expérience client. Dans cette recherche, je suis accompagnée par Laurent Laynat que j’ai rencontré dans le cadre d’un programme d’accompagnement mis en place par l’AJPH. Il m’aide à préparer mes entretiens, mes candidatures. Et puis à côté de ça je vais continuer à jouer au handball en N2 à Villemomble avec des amies (notamment Rebecca Bossavy) : c’est une nouvelle vie qui commence, un nouveau rythme à prendre. J’ai vraiment hâte ! 

Laurie Carretero, 26 ans, Handball Plan de Cuques 

« Ma décision d’arrêter est bien réfléchie. Je souhaitais finir ma carrière à Plan de cuques où jai passé une saison incroyable. Je ne voulais plus bouger. J’ai repris mes études en début d’année et je souhaitais m’y consacrer à fond : en septembre je vais continuer et je vais attaquer des stages dans une agence immobilière. En attendant, je vais partir trois mois en voyage pour déconnecter (Costa Rica, Bélize et Mexique) et en rentrant je reprendrais le rythme et le travail. Ensuite, il y a un projet de handball féminin qui s’est monté sur Nimes. C’est une entente entre l’Usam et le CS Marguerittes : le Nîm’arguerittes. Même si au départ je voulais faire un break avec le handball, je suis nîmoise et le projet m’a séduite. Ça me tient à cœur de pouvoir accompagner cette équipe en N3 et participer à la renaissance du handball féminin sur le bassin nîmois. Donc on me reverra sur les terrains et puis évidemment je reviendrai voir des matchs à Plan de Cuques et ailleurs pour suivre les copines. Je voulais finir par vous remercier, vous l’AJPH, de m’avoir accompagné et pour votre travail pour le secteur féminin” 

Mégane Ribeiro, 27 ans, JDA Handball

J’ai arrêté ma carrière pour raisons personnelles. J’avais besoin d’y voir plus clair et de passer outre. Je suis actuellement le programme Appui Conseil Carrière que vous m’avez conseillé à l’AJPH. Ça se passe très bien. Ça m’aide à y voir plus clair et à me relancer sur de nouveaux projets. Pour l’instant j’hésite entre le social ou la décoration d’intérieur. J’ai déjà un diplôme d’ATSEM pour travailler dans les écoles maternelles mais j’ai eu des doutes pour savoir si j’allais m’épanouir dans ce métier. C’est pour cela que je veux m’ouvrir d’autres portes que je suis en train de découvrir via le programme ACC. Je cherche un projet qui me tient autant à cœur que ce que le handball m’a apporté. On verra bien 🙂 »

Rebecca Bossavy, 26 ans, Chambray Tourraine Handball

“J’ai assez vite pris la décision d’arrêter cette saison. Je ne me retrouvais plus humainement dans le handball professionnel. Jj’ai vraiment été déçue par ce milieu.. ça ne me convenait plus. Donc l’an dernier, j’ai rapidement su que je ne poursuivrai pas comme professionnelle. J’ai la chance d’avoir fait mes études en parallèle, je suis diplômée du concours de professeur d’EPS. La saison prochaine, je serai professeur d’EPS à Paris. Je souhaite prendre du temps pour moi, pour ma famille, mes proches, partir en voyage, ne plus être dépendante des contraintes du handball professionnel. Je vais quand même jouer au handball en amatrice en N2 pour retrouver du plaisir. Ce sont des projets simples qui vont me permettre de profiter de la vie ! »

 

Cindy Champion, 30 ans, Bourg de Péage Handball

“J’ai arrêté ma carrière parce qu’on a décidé de faire un deuxième enfant. Et puis c’est vrai que ma motivation et mon envie de continuer ont diminué ces derniers mois. Le deuxième bébé est arrivé assez rapidement et fin septembre 2021 je jouais mon dernier match. Depuis, je suis à fond avec ma famille, je profite au maximum. Là nous sommes en train de déménager en Corrèze : on va se perdre au fin fond de la nature (rires). J’ai le projet de gérer des locations de courte durée en Airbnb. La première année ça sera famille, détente, vacances. Je vais profiter de mes mois de juillet et août. Ça fait longtemps que ça ne m’est plus arrivé (rires). Et puis je vais me former dans la gestion, et dans mes passions : massage, bougie, il y a pleins de choses qui m’intéressent ! 

Chloé Bulleux, 30 ans, Toulon Var Handball

“Pour ma part, j’ai pris ma décision d’arrêter le handball professionnel, car je souhaitais rester ici à Toulon avec ma famille, et je n’ai pas été reconduite. Je vais cependant continuer à cotoyer les terrains car je me suis engagée avec Aix – Bouc Bel Air en N1. J’ai à coeur de prendre du plaisir et faire de mon mieux pour les aider dans leur quête d’accession à la D2. Mes projets pour l’année prochaine sont simples : profiter de ma famille, de mon bébé et jouer à Bouc Bel Air. En parallèle, je vais continuer à me former dans l’immobilier car j’aimerais devenir home stager pour allier l’immobilier et la décoration d’intérieur, deux secteurs que j’adore ! 

Amandine Tissier, 28 ans, Neptunes de Nantes

« Ces derniers mois ma priorité c’était de stabiliser ma maladie (sclérose en plaques, ndlr) et de finir mes études ! Ça y est j’ai passé mes examens en DUT négociateur technico commercial chez Studi, une école 100% à distance. Avant ça j’avais fait un bilan de compétences avec Collectif Sport de Véronique Barré, ça m’avait beaucoup aidé. Et là, début juillet, je démarre en tant que commerciale au club de Brest Bretagne Handball. »

Laurène Catani (31 ans) en raison d’un problème personnel a également mis un terme à sa carrière et est rentrée dans le Sud-Est. Une pensée pour Alisée Chauveau (Paris 92), Petra Kudlackova (JDA Handball) & Sladjana Pop-Lazic (Brest Bretagne Handball) qui ont tourné elles aussi la page du handball professionnel pour se consacrer à de nouveaux projets. Nous leur souhaitons une excellente continuation !

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