Sortie de vestiaireSortie de Vestiaire, Simon Dalmont

30 janvier 20200
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Retraité des parquets à l’âge de 25 ans, Simon Dalmont ne regrette en aucun son choix. Un peu plus de deux ans plus tard, l’ancien gardien de Cherbourg est épanoui dans sa nouvelle activité professionnelle.

 

Ma carrière

 

100% Made In Normandie ! Des premiers pas aux derniers, la carrière de Simon Dalmont est marquée par sa région natale. C’est à six ans que le jeune homme pousse les portes de son premier club, au coeur de sa ville, Tourlaville. « Toute ma famille faisait du hand. J’ai essayé un peu autre chose, mais rapidement, c’était une évidence d’en faire moi aussi », souffle-t-il. Et le gardien gravit tous les échelons au sein de son club, jusqu’à partir à l’âge de 17 ans, pour le club voisin de Saint-Lô, sa dernière année en tant que membre du Pôle Espoirs d’Evreux. Il n’y restera qu’une saison, avant de migrer vers Cherbourg, alors en plein essor.

Après un passage au centre d’entraînement du club, le portier passe finalement pro en 2014, et ce pour trois saisons. « Ca reste de super souvenirs, notamment les deux années à cheval autour de notre montée en Proligue. On jouait dans une salle rénovée, qui était pleine tous les week-ends, c’était vraiment une période kiffante. C’était tout nouveau pour le club, et vraiment sympa à vivre, souffle le Normand, qui ne regrette aucun choix. Je ne regrette rien car j’ai eu la chance de vivre le rêve d’être handballeur pro, ce dont rêve pas mal de gens. Quand je repense à ces années-là, ce n’est que du bonheur. » Un bonheur 100% normand…

Mes études

 

Si sa carrière de handballeur s’est peu à peu construite, Simon Dalmont n’a jamais laissé de côté les études. « Du côté de la famille, c’était inenvisageable. Et j’avais de toute façon cette envie de continuer, explique celui qui s’engage pour une licence en Sciences économiques et gestion, du côté de Caen. C’était alors une sacré organisation puisque j’habitais à Caen, et je faisais 2h30 de train tous les jours pour aller m’entraîner et revenir. Ce fut le cas pendant 4 ans. » Le temps pour lui d’aller jusqu’à un M1 en Management du Sport, puis d’appuyer sur le bouton pause, à la signature de son contrat pro.

Mais pas question alors de ne mener qu’une seule activité de front, puisque le gardien de but demande à son club d’intégrer la cellule communication et marketing. « Je voulais garder un pied dans le domaine dans lequel j’avais étudié, pour avoir quelque-chose à valoriser sur le CV », décrypte celui qui met les mains dans le cambouis en alimentant notamment le site internet ou les réseaux sociaux du club. De quoi s’aérer la tête pour ne pas penser qu’au handball ? « Pas vraiment, écarte-t-il. Enfin, ce n’était pas l’objectif premier quand j’ai commencé, et ce côté-là, je m’en suis plus aperçu quand j’ai arrêté au bout de deux ans. A ce moment-là, je voulais vivre une saison à 100% en tant que handballeur. Et c’est là que je me suis rendu compte que c’était bien d’avoir un petit quelque-chose à côté. »

Mon entre-deux

C’est durant cette fameuse troisième saison pro, vécue à 100%, que Simon Dalmont décide toutefois qu’il est temps de passer à autre chose. « J’ai commencé à y penser l’année d’avant, puis c’est venu petit à petit. Je me suis dit que je n’allais pas faire du hand pendant encore 10 ans, que j’étais arrivé au bout du chemin avec Cherbourg. C’était un alignement de planètes, se souvient-il. J’ai annoncé ma décision en décembre, et dès le mois de février, je savais que j’allais reprendre mes études à Marseille. » Une fin de carrière pro sereine, qui lui permet de conserver son niveau de jeu. « Certains ont pu croire que j’allais terminer en roue libre, mais au contraire, j’étais libéré car je savais ce qui m’attendait derrière. Il n’y avait pas d’inconnu et j’ai pu me donner à 100% pour l’équipe. »

Ma vie actuelle

Une fois les baskets rangées au placard, Simon Dalmont fait ses valises pour Marseille, histoire de finir son Master. Dépaysement garanti pour le Normand. « C’était génial, sourit-il. J’en avais vraiment besoin, et j’ai passé sept super mois là-bas. » Les bancs de l’école quittés, c’est toutefois vers Paris que se poursuit la carrière du jeune homme, qui démarre un stage de fin d’études dans les relations presse, avec l’agence Com’ Over. De quoi valider son diplôme, puis se lancer avec appétit sur le marché du travail. « J’ai rapidement intégré une autre agence de relations presse, Marie-Antoinette L’agence, et voilà presque un an que je travaille ici. Tout se passe très bien. » Epanoui au sein du monde du travail, l’ancien gardien de but n’en garde pas moins un regard aiguisé sur celui du handball. « Mon frère, Lucas, évolue encore à Cherbourg alors je garde forcément un oeil sur mon ancien club. Je suis même allé les voir jouer à Massy. J’espère que leur belle saison en Proligue va continuer », conclut-il. On souhaite de même à sa nouvelle carrière…

Benoît Conta

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